Rédiger la conclusion de votre rapport de stage

Mis à jour le 19 septembre 2026 · 6 min de lecture

La conclusion d’un rapport de stage fait un bilan court de l’expérience, répond aux attentes ou à la question posées en introduction, indique ce que le stage change pour votre orientation, puis s’ouvre sur la suite de votre parcours. Elle tient en une demi-page à une page. Ce guide détaille ces étapes, les formulations à éviter et propose des exemples complets pour chaque niveau.

À quoi sert la conclusion ?

La conclusion est la dernière impression que laisse votre rapport. Elle doit montrer que vous avez pris du recul sur votre stage : ce que vous en retenez, et ce que vous allez en faire. Un lecteur pressé lit souvent l’introduction puis la conclusion avant le reste ; les deux doivent donc se répondre.

Ne confondez pas la conclusion avec le bilan détaillé. Dans beaucoup de plans, une partie « bilan » développe déjà les compétences acquises, les difficultés rencontrées et les points positifs. La conclusion en reprend l’essentiel en quelques phrases et termine le rapport. Si votre plan ne comporte pas de partie bilan, la conclusion peut être un peu plus développée. Le guide du bilan de stage explique comment construire cette partie.

Que mettre dans la conclusion d’un rapport de stage ?

Une conclusion efficace suit quatre étapes :

  1. Un rappel rapide du stage : une phrase qui situe à nouveau l’expérience, sans répéter l’introduction mot pour mot.
  2. La réponse aux attentes de départ : vos objectifs ont-ils été atteints ? Votre question de départ ou votre problématique a-t-elle trouvé une réponse ?
  3. Ce que vous retenez : deux ou trois apports précis, appuyés sur des faits vécus pendant le stage.
  4. L’ouverture : les conséquences sur votre orientation, vos études ou votre projet professionnel.

N’introduisez pas d’information nouvelle sur l’entreprise ou vos missions : tout ce qui est factuel doit déjà figurer dans le corps du rapport. La conclusion tire des enseignements, elle ne décrit plus.

Comment faire le lien avec l’orientation ?

Au collège et au lycée, le lien avec l’orientation est souvent ce qui compte le plus dans la conclusion. Trois situations sont possibles, et toutes sont acceptables si vous les justifiez :

  • Le stage confirme votre projet : dites quels éléments concrets vous ont conforté et quelle suite vous envisagez (voie, spécialités, formation).
  • Le stage nuance votre projet : le métier vous plaît, mais un aspect vous fait réfléchir. Expliquez comment vous en tenez compte.
  • Le stage vous en éloigne : c’est une information utile. Expliquez ce qui ne vous correspond pas et vers quoi vous pensez vous tourner.

En BTS, en BUT ou en licence, l’ouverture porte plutôt sur votre projet professionnel : poursuite d’études, spécialisation, type de poste ou de structure que vous visez.

Comment réussir l’ouverture ?

L’ouverture est la dernière phrase du rapport. Elle élargit la réflexion au-delà du stage lui-même. Elle doit rester liée à votre expérience et ne pas partir sur un sujet sans rapport. Quelques pistes :

  • Une prochaine étape concrète : « J’aimerais effectuer mon prochain stage dans un service d’urgences pour comparer avec ce que j’ai vu en cabinet. »
  • Une question que le stage a fait naître : « Je me demande désormais comment ce métier évoluera avec l’automatisation des entrepôts. »
  • Un projet d’orientation : « Je vais me renseigner sur les formations en alternance, qui permettent d’apprendre au contact des professionnels comme pendant ce stage. »

Exemples complets de conclusion par niveau

Ces exemples sont fictifs et correspondent aux exemples de notre guide sur l’introduction du rapport de stage. Inspirez-vous de leur structure, mais écrivez avec vos propres faits.

Exemple pour un stage de 3e

« Cette semaine à la clinique vétérinaire m’a permis de découvrir un métier que je ne connaissais qu’à travers les séries. J’ai compris que les vétérinaires passent beaucoup de temps à expliquer les soins aux propriétaires, et pas seulement à soigner les animaux. J’ai aussi découvert le métier d’auxiliaire vétérinaire, dont je n’avais jamais entendu parler. Les études de vétérinaire sont longues et exigeantes, mais ce stage m’a donné envie de m’accrocher en sciences. Au lycée, j’aimerais faire un autre stage dans ce domaine pour confirmer mon choix. »

Exemple pour un stage de seconde

« Ces deux semaines au bureau d’études ont répondu à la question que je me posais en arrivant : oui, les métiers de la conception demandent un solide niveau en mathématiques et en physique, car chaque charpente est d’abord calculée avant d’être dessinée. J’ai aussi découvert l’importance du travail en équipe, les dessinateurs et les ingénieurs échangeant sans cesse avec l’atelier. Ce stage m’a convaincu de choisir la spécialité sciences de l’ingénieur, associée aux mathématiques. Je souhaite désormais me renseigner sur les formations qui mènent au métier de dessinateur-projeteur, pour comparer les parcours courts et les études d’ingénieur. »

Exemple pour un stage de BTS

« Ce stage de huit semaines au service comptable m’a permis de mettre en pratique mes connaissances en gestion dans une PME où chaque tâche a un effet direct sur la trésorerie. Pour répondre à la question du suivi des relances clients, j’ai proposé un tableau de suivi partagé, que le service a commencé à utiliser. J’ai ainsi appris à analyser une procédure existante, à proposer une amélioration réaliste et à la présenter à mon tuteur. Cette expérience m’a confirmé mon intérêt pour la gestion des PME ; je souhaite poursuivre en licence professionnelle, de préférence en alternance, pour approfondir le contrôle de gestion. »

Quelles erreurs éviter dans la conclusion ?

  • Les formules creuses : « ce stage a été très enrichissant » ne dit rien si vous n’expliquez pas en quoi.
  • Le résumé de tout le rapport : le lecteur vient de le lire, il n’a pas besoin d’une seconde version.
  • Les remerciements en fin de conclusion : ils ont leur propre page en début de rapport.
  • Une conclusion trop courte : deux lignes donnent l’impression d’un travail bâclé.
  • Un bilan trop négatif ou critique envers l’entreprise : exprimez les difficultés avec mesure.

Pour un tour d’horizon des autres maladresses fréquentes, consultez le guide des erreurs à éviter dans un rapport de stage. Si vous présentez votre rapport à l’oral, votre conclusion écrite vous servira aussi de base pour terminer votre présentation.

Questions fréquentes

Quelle longueur pour la conclusion d’un rapport de stage ?

Une demi-page à une page suffit dans la plupart des cas. En 3e, un paragraphe bien construit peut convenir. Vérifiez toujours les consignes de votre établissement, qui peuvent fixer une longueur.

Quelle différence entre le bilan et la conclusion ?

Le bilan est une partie développée qui analyse ce que le stage vous a apporté : compétences, difficultés, points positifs. La conclusion reprend l’essentiel en quelques phrases, répond aux attentes de l’introduction et ouvre sur la suite de votre parcours.

Peut-on dire dans la conclusion que le stage ne nous a pas plu ?

Oui, à condition de rester mesuré et d’expliquer pourquoi. Dites ce que cette expérience vous a appris sur vos goûts et sur ce que vous recherchez, sans critiquer les personnes qui vous ont accueilli. Une conclusion honnête et argumentée est toujours mieux reçue qu’un enthousiasme de façade.

Faut-il une ouverture obligatoirement ?

Ce n’est pas une règle absolue, mais c’est une pratique très répandue et appréciée des correcteurs. L’ouverture montre que vous pensez à la suite de votre parcours. Une phrase suffit.

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